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Fondation François Sommer : Le Domaine de Belval se modernise

 
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Fondation François Sommer : Le Domaine de Belval se modernise

Fort de son succès dans l'organisation de formations dédiées à la chasse et à la protection de la faune sauvage, la Fondation François Sommer annonce le déploiement d'un complexe entièrement rénové sur son site emblématique de Belval, situé dans les Ardennes.

Annonce du Nouveau Complexe de Formation

Lors d'une présentation tenue ce matin dans ses locaux parisiens de la rue des Archives, le directeur de la Fondation François Sommer, Alban de Loisy, accompagné de son équipe, a dévoilé avec un vif enthousiasme leur projet majeur pour 2026 : la métamorphose du Domaine de Belval par la création d'un nouveau complexe de formation.

Un Projet d'Envergure pour l'Anniversaire

Pour célébrer les 60 ans de sa reconnaissance d'utilité publique, la prestigieuse Fondation François Sommer lance un projet d'envergure internationale. Ce projet se concrétise par la construction d'un nouveau hameau composé de 9 pavillons sur son site pédagogique de Belval, dans les Ardennes. Cet investissement de 13 millions d'euros sera entièrement consacré à la recherche, à la formation et à l'expression artistique.

Répondre aux Besoins Structurels

Au-delà de la commémoration d'un anniversaire, ce projet répond à deux impératifs structurels : l'expansion des capacités d'accueil et la mise aux normes des infrastructures existantes, notamment en matière d'Établissements Recevant du Public (ERP). Les 9 pavillons interconnectés, désormais désignés sous le nom de hameau, ont été conçus par l'architecte ardennais Paul Landauer, assisté par un urbaniste parisien.

La Synergie comme Principe Directeur

Paul Landauer, architecte associé de l'Atelier Landauer, a expliqué la philosophie derrière la conception : « L'idée, c'est la synergie. D'où le pavillon d'accueil, avec la galerie qui le prolonge et qui est, autant que possible, un lieu de rendez-vous, de croisement de publics et de temporalités assez variés. Il fallait bâtir un village pour que tout le monde puisse se rencontrer dans un lieu un peu généreux. »

Le bâtiment central, baptisé « le Brasero », sera dédié à l'organisation d'événements conviviaux.

Soutien aux Entreprises Locales

Les matériaux utilisés pour la construction, tels que les pierres et les tuiles ardennaises, témoignent de l'ancrage régional du projet. Sur les neuf entreprises sélectionnées pour le chantier, la quasi-totalité est basée dans les Ardennes. Alban de Loisy a d'ailleurs souligné avec une touche d'humour que seule l'entreprise en charge de l'isolation en paille des murs provenait de Reims. Le chantier s'inscrit pleinement dans une démarche bas carbone et de faible consommation énergétique.

« On voulait faire travailler que des entreprises locales », a affirmé Alban de Loisy, Directeur général de la Fondation.

Les 9 pavillons ont été conçus en utilisant des tuiles et des pierres ardennaises, caractéristiques de l'architecture régionale.

Vers un Institut de Référence Internationale

L'objectif est clair : « faire de Belval un institut de référence nationale et internationale sur les sujets de la gestion de la biodiversité et de la faune sauvage », a déclaré Laurent Courbois, directeur du pôle Nature. Ces dernières années, les termes « nature », « faune sauvage » et « biodiversité » ont pris une place prépondérante, remplaçant progressivement les notions de « chasse » et de « cynégétique ». Néanmoins, Laurent Courbois, ancien membre de la FNC et fervent pratiquant de la chasse à l'approche, reste fidèle à ses origines.

« On veut passer d’une école de la chasse à une école de la biodiversité », a expliqué Laurent Courbois, Directeur du pôle Nature.

La restauration et la gestion des zones humides au sein du Domaine de Belval constituent d'ailleurs une référence reconnue dans ce domaine. Bien que l'ADN « chasse » de la fondation demeure, l'accent est désormais mis sur la « coexistence homme-faune ». Cette approche permet de fédérer un large éventail d'acteurs de la biodiversité, y compris le monde écologiste. La gestion de la faune de grand gibier par la chasse demeure cependant un pilier central des formations proposées.

L'Esprit Belval : Une Formation Essentielle

François Sommer lui-même avait souligné l'importance de la formation : « La chasse est trop importante pour être laissée entre les mains non formées ». Avec plus de 500 jours de formation dispensés annuellement, Belval est principalement connu du grand public pour ses cursus dédiés à la chasse. Ces formations, chères au fondateur, se déclinent en divers modules et stages destinés aux particuliers, aux associations de chasseurs, ainsi qu'aux professionnels. Parmi ces derniers, on compte notamment les régulateurs de grande faune de la SNCF ou les brigades d'intervention de l'ONF. La sensibilisation à la pratique de la battue silencieuse, également appelée traque à l'affût, est particulièrement mise en avant. David Pierrard, le directeur du domaine, aspire à dissiper l'image parfois perçue comme élitiste de la fondation, et à promouvoir un véritable « esprit Belval ». Cet esprit se caractérise par le souvenir positif et le sentiment d'appartenance partagé par ceux qui ont fréquenté le lieu. Laurent Courbois envisage même de proposer une formation professionnelle de « guide de chasse ».

« Il faut former les gestionnaires de demain », a affirmé Laurent Courbois.

David Pierrard, directeur du Domaine de Belval, a été photographié dans ce cadre.

Un Laboratoire à Grande Échelle

En complément de ses missions de formation, le Domaine de Belval, qui s'étend sur 1000 hectares, sert de laboratoire grandeur nature pour l'étude de la sylviculture et de la gestion des zones humides. Il est un acteur majeur du label européen « territoire de faune sauvage ». De plus, le site accueille des résidences d'artistes, favorisant ainsi la création, et abrite un centre de recherche scientifique dont les travaux sont reconnus par le CNRS pour leur pertinence.

Perspectives d'Avenir Prometteuses

Ce projet ambitieux, déployé sur un site d'exception, ouvre des perspectives considérables pour le Domaine de Belval. L'inauguration officielle est prévue pour le 9 juillet. Les objectifs de la Fondation François Sommer s'articulent autour de plusieurs axes : utiliser la culture et l'art pour susciter l'émotion, la sensibilisation et la réflexion ; gérer des espaces naturels pour observer, expérimenter et agir ; employer la démarche scientifique pour comprendre, diffuser le savoir par la formation et la recherche ; recourir au mécénat pour soutenir, encourager et innover ; et organiser des conférences et publications pour dialoguer, partager et co-construire.

L'Histoire du Domaine de Belval

La forêt domaniale de Belval fut initialement louée par le père de François Sommer dans les années 1920, dans un but de chasse. C'est cette forêt qui a forgé la passion de François Sommer pour la chasse, et plus largement pour la nature. Profondément attaché à sa région d'origine, les Ardennes, et amoureux de cette forêt, François Sommer a cherché par tous les moyens à en faire l'acquisition. Cependant, la législation interdisant le rachat d'une forêt domaniale, la seule voie possible était l'échange de territoire. C'est ainsi que François Sommer eut l'opportunité d'acquérir la forêt d'Arc-en-Barrois, qu'il échangea contre celle de Belval dans les années 1970. Cet échange a permis de préserver un équilibre entre la forêt et le gibier, un sujet toujours d'actualité, comme le montrent les expérimentations menées conjointement par le CNPF et la FNC.

Source : chasseurdefrance.com

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